Air marin, air plus sain !

Qui, mieux que nous, les habitants de bateau au mouillage ou en voyage, peut profiter de l'air marin et vivre une thalasso au quotidien?... Un petit tour d'horizon des effets de l'air marin sur la santé, avec cette interrogation: est-il bon de vivre en permanence dans cette atmosphère assez particulière?

Air marin v/s air continental

L'air atmosphérique est un mélange de gaz : azote ( 78% des gaz atmosphériques), oxygène (21%), vapeur d'eau, dioxyde de carbone (0.03%) ainsi qu'un grand nombre de gaz en très faible quantité, d'origine naturelle (argon, néon, hydrogène... ) ou produits par les activités humaines et à l'origine des pollutions urbaine et industrielle. L'air véhicule de plus diverses particules en suspension comme le pollen, les spores de plantes, des bactéries, des champignons, des algues, des allergènes, des poussières.

L'air marin couvre une mince bande côtière et évidemment la mer. Un peu plus riche en oxygène et plus pauvre en CO2 que l'air continental -du fait de la photosynthèse effectuée par les algues, il a une teneur en vapeur d'eau (ou hygrométrie) plus élevée et contient moins de polluants et de particules en suspension. Il est riche en ions négatifs.
Ses caractéristiques physiques (pression, température, hygrométrie) sont plus stables que celles de l'air continental. Par contre il est souvent animé par des vents plus violents qu'à terre.

Le cas des ions négatifs

Beaucoup d'articles vantent les bienfaits de ces particules, en se référant à l'ouvrage du Dr Robert ("Ionisation, les bienfaits des ions négatifs", 8ème édition chez Edition du Dauphin). Le sujet ne semble pas soulever l'intérêt de la recherche en France, aussi il est difficile de recouper les informations, néanmoins on trouve des applications dans de nombreux pays (ex : diffuseurs d'ions négatifs pour voiture au Japon).

De quoi s'agit-il? Ce sont des particules qui acquièrent une charge électrique négative lorsqu'elles sont soumises à un apport d'énergie très important, comme par exemple sous l'effet des radiations électromagnétiques du soleil, des rayonnements UV, des orages, de la radioactivité naturelle des roches (roches granitiques), de la photosynthèse des plantes, de l'agitation des forêts et des herbes, ou des grandes masses d'eau en mouvement (rivières, cascades, vagues, mer et océans).
Ainsi, les ions négatifs de l'air marin sont créés grâce aux mouvements de la mer et des vagues : l'eau pulvérisée casse les molécules qui se chargent électriquement.
Il s'agit essentiellement des ions négatifs d'oxygène -et d'iode pour l'air marin.

Teneurs en ions négatifs selon les milieux
Pied des cascades : 10 000 à 50 000 ions/cm3
Montagne : 8 000 à 12 000
Bord de mer: 4 000
Forêt : 3 000
Campagne : 1 200
Ville polluée : 50
Local habité: 30
Voiture : 15

Air marin, air vivifiant

Un bien être est ressenti par les personnes respirant l'air marin, que l'on peut rattacher à sa composition bien particulière.

-les effets des ions négatifs sur la santé :
Les ions négatifs favorisent les échanges d'oxygène et de CO2 entre les poumons et le sang, et entre le sang et les tissus : la respiration est plus efficace, les organes reçoivent plus d'oxygène ce qui améliore leurs performances. Ils diminuent de plus le taux de sérotonine (neuromédiateur du système nerveux central) et activent la sécrétion de cortisol qui a un effet anti-inflammatoire. En parallèle, on note une amélioration des performances sportives, de l'humeur, du tonus, de la concentration, de la qualité du sommeil et une moindre vulnérabilité au stress (d'après Dr Robert cité plus haut).
Selon une autre source, les ions négatifs diminuent le rythme cardiaque, la pression sanguine et le métabolisme chez personnes souffrant déjà de troubles, ils ont moins d'effets ou peu d'effets sur les personnes normales et dans certains cas, aucun effet n'a été constaté (d'après Praticiens médecines douces, Québec).

-les effets de l'iode:
L'iode est indispensable pour la thyroïde, il se fixe sur les hormones thyroïdiennes pour en faire des hormones actives. Celles-ci règlent la vitesse du métabolisme: trop d'hormones=métabolisme accéléré au niveau de tous les organes, y compris du cerveau ; pas assez=métabolisme ralenti ; pas d'hormone= vie impossible.

-les effets de l'air salin:
L'air salin aurait un effet bénéfique sur les maladies respiratoires et une activation de l'immunité d'où une meilleure résistance aux infections.

Air marin, air plus pur

Deux raisons expliquent que l'air marin soit moins pollué par les activités humaines: les sources de pollution urbaine et industrielle sont plus éloignées de nos bateaux (sauf en marina de villes qui subissent quasiment de la même pollution qu'à terre!) et l'air est constamment brassé par les brises de terre la nuit et les brises de mer la journée ainsi que par les vents qui dispersent rapidement les polluants.

Les contaminants comme les spores, bactéries, moisissures etc...proviennent du milieu terrestre (sol, végétaux, eaux duces, animaux et humains) et non de la mer, ils survivent difficilement dans l'air qui est pour eux un milieu trop sec et dépourvu de ressources nutritives. En pleine mer, l'air en est quasiment dépourvu sous l'action combinée de notre faible contribution humaine, de l'absence de ressources vitales, des UV et du brassage de l'air par le vent.

De l'avis général, les ions négatifs ont un effet certain sur la qualité de l'air, grâce à des interactions entre leurs charges électriques et celles des molécules de l'environnement. Leur charge négative interagit avec les charges positives des particules et des molécules de l'air, les charges se neutralisent mutuellement et les particules se déposent. En l'absence d'ions négatifs, les charges positives du sol et des surfaces repoussent les particules qui restent en suspension dans l'air. Un air enrichi artificiellement en ions négatifs est, après quelques heures, débarrassé de toutes les particules en suspension, y compris celles dues à la fumée de tabac.

L'air marin est un air pur, il contient moins de polluants et de contaminants. Il contribue à la bonne santé de l'appareil respiratoire, qui est moins ou pas soumis aux produits irritants, cancérigènes issus des activités humaines, et de l'organisme entier, avec moins de risques d'infections ou d'allergies.

Air marin, air humide

L'hygrométrie élevée de l'air marin est entretenue par l'évaporation superficielle de l'eau de la mer, conjuguée aux gouttelettes d'eau en suspension des embruns. A l'intérieur des bateaux, l'effet est renforcé par la vapeur d'eau produite en cuisinant et en respirant, ainsi que –pour les bateaux à coques métalliques - par les ponts thermiques et l'isolation souvent sommaire.

Bonne nouvelle pour ceux qui souffrent de douleurs articulaires quand le temps se dégrade, l'humidité n'est pas en cause, aucune corrélation n'a été trouvée antre l'augmentation de l'hygrométrie et l'apparition ou l'exacerbation de douleurs articulaires (voir article: "humidité =douleurs articulaires?").

L'humidité de l'air limite le dessèchement de la peau (et des muqueuses : nez, bouche), ce qui est plutôt bon pour qu'elle reste une barrière efficace contre les agressions du milieu extérieur, malheureusement, le vent a les effets inverses.

L'humidité favorise le développement de champignons microscopiques : les moisissures fleurissant sur les surfaces intérieures sont un indicateur de risque d'apparition de problèmes respiratoires : asthme, toux, sifflements respiratoires, allergies ou infections ( d'après l'OMS). Les mycoses, quant à elles, sont des proliférations de champignons microscopiques sur la peau ou les muqueuses lorsque l'air est chaud en plus d'être humide.

Et enfin, il semble qu'il soit plus difficile et fatigant de respirer dans une atmosphère humide que dans une atmosphère sèche. L'explication vient de la quantité d'énergie nécessaire pour vaporiser l'eau de l'air que l'on expire ( =air chaud et humide comme de l'air tropical...), quantité plus importante quand on respire dans une atmosphère humide que dans une atmosphère sèche.

Pour conclure, l'air marin possède des caractéristiques de stabilité qu'on ne rencontre pas à terre ; son action porte essentiellement sur les voies respiratoires. Il est moins pollué et contaminé que l'air « terrestre » et sa richesse en ions négatifs favorise l'épuration de l'atmosphère extérieure et intérieure, et une sensation de mieux-être.
D'autres effets sur la santé proviennent de la température ou de la pression de l'air, mais c'est un autre sujet...

PS: Les pubs pour thalassothérapie (traitement par l'effet conjugué de l'air marin et l'eau de mer) mélangent souvent allègrement dans leurs présentations les bénéfices apportés par l'air marin (respiré) et l'eau de mer (consommée ou support de rééducation fonctionnelle). Ceci dit, vivre sur la mer, pour peu qu'elle soit chaude et dépourvue de carnassiers à dents pointues qui ne rêvent que de nous goutter... apporte les mêmes bienfaits qu'une cure de thalasso!

 

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Commentaires (11)

Simon N
  • 1. Simon N | 05/12/2020
Bonjour je vis en bord de mer dans le var, depuis 5ans et j'eternue souvent, depuis peu je me suis rapprochée un peu plus de la mer , environ 100m et c'est de pire en pire, j'eternue sans arrêt et j'ai l 'impression d'avoir le nez toujours bouché... est ce en rapport avec l'humidité marine? merci
Elisabeth Lepage
  • 2. Elisabeth Lepage | 25/10/2020
Bonjour, nous avons acheté une maison secondaire en bord de mer et à chaque fois que j’y vais, je dors très mal. Est-ce un effet de l’air marin ? D’autre part, mon mari ronfle beaucoup plus .... Est-ce aussi un effet de l’air marin ?
Merci de votre réponse.
Cordialement.
yohan cellette
  • 3. yohan cellette | 31/07/2020
bonjour souffrant sérieusement de la chaleur de plus en plus intense en isère ( Grenoble ) avec de l'hypertension et des malaises

je souhaite déménager dans un endroit le plus frais possible l été. J'ai l 'idée de la manche et du Cotentin tel que Cherbourg ou la coté au alentour qui pourrai convenir a mon profil "nature et sports" j'aime la tranquillité les grands espaces et les sports nautiques ou aérien. vous l'avez compris je déteste les grosses chaleurs mais j'apprécie le soleil. Bref ici je ne vis bien que sept décembre à fin mai les autres mois sont trop pluvieux ou chaud.

En étudiant le climat "océanique" je constate que les températures sont vraiment agréable été comme hivers ( même si la neige et les montagnes vont me manquer ) par contre j'ai un gros doute sur l humidité car un air tiède et très humide n'est pas forcement plus agréable qu'un air plus chaud mais sec ? l humidité colle et fais transpirer --> irritation et difficulté a évacuer la chaleur ?

Alors selon vous est ce que ce climat me serai adapté ? il me reste grimper en altitude ici mais c'est pas très courant de trouver une habitation

merci de vos conseils
dupetit didier
  • 4. dupetit didier | 11/04/2020
bonjour " je demeure a biscarrosse bord de mer " et depuis jais de forte douleur en bas du dos " la ou je me suis fait opéré a trois reprise " jais par expérience u le même probléme a deux autres endrois "et toujour bord de mer ( océan ) par contre jais aussi habiter en campagne pendant 8 ans dafiler et pas une seule douleur comme en se moment "" ma question est """" le fait d'habiter en bord de l'océan peut il être un facteur agravant pour mon problème de dos (( aparement oui mais "))
masaryk
  • masaryk | 12/04/2020
Bonjour Didier, A ma connaissance, non, le fait d'habiter au bord de la mer n'augmente pas les douleurs articulaires, dont les douleurs en bas du dos : l'humidité de l'air (marin) n'a pas d' influence sur les douleurs articulaires, comme je l'ai décrit dans l'article « humidité = douleurs articulaires ? ». Ce sont les baisses brutales de pression atmosphérique qui sont en cause. Cela dit, en changeant d'habitation, tu as sans doute aussi changé de mobilier (de lit? De fauteuil ?) et peut-être n'as-tu pas les mêmes activités dans la journée. Le mobilier est peut-être moins confortable et soutient moins bien le bas du dos en position couchée ou assise ; le manque d'activité ramollit les abdos qui soutiennent les lombaires (oui, c'est bizarre mais c'est ainsi : muscler son ventre permet de soulager le bas du dos), ou trop d'activités, ou alors des activités qui forcent sur le dos ? Je verrai plutôt cela comme explication que l'air du bord de mer. Essayer un matelas moins mou (ou moins dur, tout dépend de ce que tu as : les résultats peuvent être spectaculaires), mettre un coussin dans le bas du dos dans le fauteuil, renforcer les abdos et assouplir le dos (voir la « gym muscu » et la « gym souplesse »), ne pas porter de charges trop lourdes, essayer de bien redresser la colonne vertébrale quand on est debout ou quand on marche, en se tenant très droit et en rentrant le ventre (ce qui bascule le bassin sur l'avant et soulage les lombaires). Essaie de voir ce qui a changé dans ton mobilier ou dans tes activités pour trouver une autre cause que l'air marin. Cordialement!
Laetitia Desbiolles
  • 5. Laetitia Desbiolles | 06/04/2020
Bonjour

Mon compagnon et moi sommes installés depuis 15 jours au bord de mer.
Depuis 7j environ je ressent des faibles douleurs, on peut plus parler de gêne quand je respire profondément ( ça brûle un peu comme quand on fait un effort physique par grand froid)
Nous sommes au bord de l'océan mais à la base nous sommes issus des Alpes et l'air océanique ne nous ai pas familier.
Hors je ne vois que des choses bénéfiques de l'air marin, mais nous avons l'impression que pour nous c'est tout le contraire.
Est ce due à l'humidité de l'air ?
Nous avons remarqué que le soir la gêne ce transforme en toux et le matin avec l'arrivée du soleil cela va mieux.
Avez vous une explication ?

Cordialement
masaryk
  • masaryk | 06/04/2020
Bonjour Laetitia, Cela peut effectivement venir de la différence d'hygrométrie entre l'air des Alpes et l'air de bord de mer: l'air marin est plus « humide » que l'air d'altitude. Et cette hygrométrie peut diminuer dans la journée avec l'ensoleillement: au bateau, nous passons de 96% d'hygrométrie au lever du soleil à 80% en fin de matinée bien ensoleillée, pour remonter le soir et la nuit. J'ai également constaté personnellement que venant d'un climat tropical pour aller dans les Alpes, c'était l'horreur pour respirer cet air trop sec (muqueuses du nez, gorge, voies respiratoires totalement desséchées), avec une amélioration en quelques semaines, et que de retour en climat tropical : la première inspiration à la sortie de l'avion est difficile, cet air « collant » n'arrive pas à entrer dans les poumons (impression subjective!) mais la sensation disparaît assez vite, sans doute parce que j'y suis bien plus habituée. D'après les infos que j'ai, il faut un peu de temps au corps, en particulier aux voies respiratoires, pour adapter leur fonctionnement à l'humidité de l'air. En effet, plusieurs mécanismes se succèdent pour humidifier l'air entre le moment où il entre dans le corps, par le nez ou par la bouche et celui où il arrive dans les alvéoles pulmonaires. Comme l'air inspiré est toujours plus sec que l'air alvéolaire, ce processus d'humidification existe toujours, mais il est plus ou moins important en fonction de l'hygrométrie de l'air inspiré. Plus cet air est sec, plus les mécanismes sont sollicités pour l'humidifier l'air. A l'inverse, plus l'air ambiant est humide, moins il a besoin d'être humidifié. Mais voilà, les mécanismes demandent un peu de temps pour s'adapter aux nouvelles conditions, donc l'air humide – l'air marin - peut déclencher, chez la personnes non habituée - des Alpes-, des mécanismes « trop » efficaces, les voies respiratoires se retrouvent avec « trop d'eau » et la respiration est difficile, peut-être à l'origine de la toux le soir pour évacuer l'excès d'humidité (toux épaisse?). Je continue dans les hypothèses : après 7 jours, peut -être que le mécanisme d'adaptation s'est mis en route avec quelques problèmes d'ajustements : il produit moins d'eau pour humidifier l'air inspiré mais peut-être qu'il n'en produit plus assez. Ce qui ramène à de l'air trop sec arrivant dans les voies respiratoires, plus compatible avec la sensation de brûlure, et une toux d'irritation cette fois (toux sèche?). Boire alors suffisamment d'eau dans la journée pour bien hydrater le corps, en particulier les cellules des voies respiratoires. Par ailleurs : y a-t-il des allergènes dans l'environnement auxquels vous n'avez pas l'habitude d'être exposés? ( moisissures, acariens dans le logement...) En espérant avoir apporté des éléments de réponse ! Cordialement
Anick
  • 6. Anick | 11/03/2019
Bonjour, j’hésite à retourner sur le bord de la mer depuis que mon intolérance aux fruits de mer s’est agravée! Tout aliments contenant du sel de mer provoque une réaction chez moi..un serrement à la gorge! Donc, ma question est la suivante: Est-ce que le fait d’être sur le bord de la mer...respirer l’air marin pourrait nuire à ma santé? Je souhaite vraiment trouver une réponse ici! Merci!
masaryk
  • masaryk | 13/03/2019
Bonjour, le serrement à la gorge n'est pas une manifestation d'intolérance, mais plutôt d'allergie. Les allergies aux fruits de mer sont bien documentées: elles sont causée par des protéines présentes dans les fruits de mer (protéines également trouvées dans des aliments ayant pu être en contact avec des produits de la mer sous forme d'engrais, d'aliments pour bétail ou volailles etc...). Cette allergie se déclenche par contact (consommation de produits de la mer) avec gonflement des parties en contact (lèvre, langue, gorge) , d'où le "serrement de la gorge" que tu peux ressentir. Chez les personnes très sensibles, les protéines allergènes des produits de la mer peuvent passer dans l'air (particules en aérosol) uniquement pendant la cuisson ou si l'aliment est râpé ou moulu, avec encore une fois un serrement de la gorge possible. En ce qui concerne le sel de mer, je n'ai pas trouvé de références à des allergies au sel marin. Il est de nature minérale, ne contient pas de protéines et les minéraux ne sont pas allergènes. Donc c'est autre chose en ce qui te concerne. J'ai trouvé en creusant cette question qu' il est parfois possible d'avoir des manifestations d'allergie même sans être au contact de l'allergène, par ex. manifestation de l'allergie aux fruits de mer même sans les toucher ni les consommer, juste en respirant leurs odeurs. Or les composés volatiles responsables des odeurs ne sont pas des protéines, donc pas des allergènes. On pense qu'il s'agit dans ce cas d'une réaction psychologique semblable à la réaction allergique: un peu comme si le cerveau se trompait en associant l'odeur du fruit de mer avec le fruit de mer lui-même et en déclenchant les manifestations de l'allergie alors qu'il n'y a pas eu de contact avec l'allergène. Hypothèse de ma part en ce qui te concerne à propos de ta réaction aux produits que tu sais contenir du sel de mer, cela pourrait peut-être venir d'une association inconsciente entre "sel de mer = mer = fruits de la mer = allergie". Concernant l'air marin : il n'y a pas d'allergènes de fruits de mers dans l'air marin, à moins d'être d'être à côté de fruits de mer en train d'être cuisinés ou préparés. Donc pour revenir à ton hésitation à retourner au bord de la mer, pour moi, et cela n'engage que moi, la question est: quelle association inconsciente peut se produire? association erronée: "air marin = mer = fruits de la mer = allergie"? ou association correcte: "air marin = pas d'allergènes de fruits de mer = pas d'allergie"? je ne peux pas aller plus loin dans mes hypothèses et te dire quoi faire! NB: je n'ai pas abordé l'allergie aux produits contenant de l'iode parce que cela ne semble pas te concerner. Tu aurais des réactions semblables avec du sel raffiné et du sel marin.
Deleuse jean-Pierre
  • 7. Deleuse jean-Pierre | 17/12/2018
Bonjour
J habite sur une plage aux Caraibes , ventilee.
J ai eu des problémes pulmonaires : leger oedeme et points de fibrose. Et le pneumologue me déconseille de continuer á vivre á cet endroit..
Or votre article m inciterai á y vivre....
Cordialement ,
JP D
masaryk
  • masaryk | 22/12/2018
Bonjour, le tissu pulmonaire devient moins élastique au niveau des points de fibrose; l'oedème peut avoir différentes origines. Toujours est - il que la respiration est plus difficile lorsque le tissu pulmonaire est affecté, ce qui s'ajoute au fait que respirer de l'air humide est fatigant (l'énergie dépensée pour respirer de l'air humide est plus importante que pour respirer de l'air sec). Je comprends le conseil de ton médecin comme permettant de faciliter la respiration avec des poumons fragilisés. Je ne suis pas médecin mais agrégée de biochimie (=spécialiste des réactions et des mécanismes se déroulant dans le corps)... demande précisément à ton médecin pourquoi il préconise cela. Si ton habitat est ventilé, pas trop près de la végétation (problème de spores), ni trop humide (problème de moisissures sur les murs, les plafonds, sous les meubles etc...) alors ces facteurs favorisant d'autres problèmes respiratoires n'entrent pas vraiment en jeu. Quoi qu'il en soit, suis le conseil de ton médecin qui en sait plus que moi sur ton état général!

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