? Premier défit: le choisir, le laisser reposer et surtout ne pas le conserver
Le fruit à pain se cueille quasiment au dernier moment, soit la veille pour le cuisiner le lendemain. En effet, il ne se conserve pas plus d'une journée après avoir été cueilli et demande quelques heures de repos à température ambiante avant d'être cuisiné.
On le choisit encore vert et ferme, lorsqu'un peu de sève blanche commence à couler au point d'attache de sa tige. A ce stade, il n'est pas sucré.
S'il commence à jaunir tout en restant ferme, il est sucré et s'utilise dans les desserts. S'il ramollit sous les doigts, c'est trop tard, la chair est en train de se gâter.
? Deuxième défit: toujours le cuire
Malgré son nom de "fruit", il est inconsommable cru. Différents modes de cuisson s'offrent à nous: cuisson traditionnelle dans un feu de bois en plein air (prévoir du bois, du temps et une bonne résistance des doigts à la chaleur...), cuisson à la casserole: bouilli ou à la vapeur.
Une fois cuit, le fruit à pain peut être cuisiné ou conservé au réfrigérateur ou au congélateur.
? Troisième défit: la texture change lorsqu'on le travaille
Le fruit à pain se travaille cuit: sa texture est alors légèrement aérée et poreuse. Malaxez-le un peu et les fibres du fruit se font sentir dès la première bouchée; verdict: le plat manque de finesse. Malaxez, mixez ou écrasez-le de tout votre coeur et il devient super lisse, un peu collant et caoutchouteux: c'est ainsi qu'on le prépare aux Marquises.
? Quatrième défit: le cuisiner
Le goût est agréable mais assez fade, veiller à bien assaisonner ou épicer.
Sa texture est poreuse, il boit littéralement les liquides ( assaisonnement, huile de cuisson).